Les 10 commandements de Cecil B. DeMille au foyer de Juzet de Luchon le vendredi 10 avril à 18h

Alors que le Pharaon règne sur l’Égypte, le peuple hébreu est réduit en esclavage. Apprenant qu’un libérateur doit naître, le souverain fait exterminer tous les nouveaux-nés juifs. L’un d’entre eux, Moïse, retrouvé sur le bord du Nil, est recueilli par Bithya (Nina Foch), fille du pharaon. Des années plus tard, Moïse (Charlton Heston), considéré comme prince d’Egypte, devient l’ennemi de Ramsès (Yul Brynner), fils du souverain Sethi (Cedric Hardwicke). Les deux hommes se disputent la main de Néfertari (Anne Baxter). Sethi meurt, Ramsès prend sa place et chasse Moïse hors d’Égypte. Devenu berger, c’est sur le mont Sinaï que celui-ci reçoit de Dieu l’ordre de libérer le peuple juif.

 « Qui dit DeMille dit Hollywood et réciproquement. Il symbolise toujours tout ce que les gens sérieux méprisent dans le cinéma américain, mais aussi tout ce que ce cinéma a d’unique. » (Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon,  50 ans de cinéma américain, Nathan, 1995). C’est est incontestablement un film indétrônable du panthéon cinématographique. Cecil B. DeMille avait déjà choisi le même sujet en 1923 mais les deux adaptations sont bien différentes, la première ayant pour toile de fond l’histoire biblique au profit d’une intrigue moderne, alors que la seconde respecte rigoureusement la succession des Saintes Écritures pour en faire une gigantesque épopée. Et cette fois-ci, les moyens mis en œuvre sont colossaux. Pendant trente ans, DeMille amasse méthodiquement toutes les informations disponibles sur cette période, afin d’atteindre la perfection historique : « Nous avons consulté mille neuf cents livres et périodiques, réuni près de trois cents photos, et utilisé les archives de bibliothèques en Amérique, Europe et Australie. Pour la période de la vie de Moïse qui nous concerne, nous nous sommes adressés aux anciens historiens ». Chaque détail est étudié, rien n’est laissé au hasard, faisant du film l’exemple le plus achevé de l’art épique du cinéaste. Lorsqu’il évoque son ambition, DeMille déclare : « Les Dix Commandements est le film le plus moderne que j’aie jamais fait. Les idéologies nées de la passion et de l’orgueil sont puissantes. J’espère que les spectateurs auront compris cela, au-delà du grand spectacle. » 

À noter alors particulièrement les performances de Charlton Heston et Yul Brynner. Le cinéaste deJeanne d’Arc (1917), Cléopâtre (1934), Les Naufrageurs des mers du Sud (1942), ou encore Samson et Dalila (1949), considère Les Dix Commandements comme son testament cinématographique, dans lequel il atteint les sommets du grandiose et du pathétique.

Pour aller plus loin

> Un point de vue très personnel sur le film :

> Quelques clés de lecture :

> En vidéo ( environ 5’ ) la célébrissime séquence du passage de la Mer Rouge :

https://youtu.be/LcRfOPJgEh8

avril 1, 2026