LE NOM DE LA ROSE au foyer de Juzet de Luchon vendredi 16 janvier à 20h30
En l’an 1327, dans une abbaye bénédictine, le moine franciscain Guillaume de Baskerville, accompagné de son jeune novice Adso, enquête sur de mystérieuses morts qui frappent la confrérie. Le secret semble résider dans la bibliothèque, où le vieux Jorge garde jalousement un livre jugé maudit. Voilà à quoi ne saurait cependant se résumer cette adaptation très réussie du célèbre roman d’Umberto Eco.
Quand un roman est adapté au cinéma, surtout s’il est déjà très connu, on a facilement tendance à « attendre au tournant » le réalisateur, chacun et chacune d’entre nous ayant déjà fait son film au fil de sa lecture. Et il faut dire que Le Nom de la Rose avait la redoutable réputation d’un impossible passage à l’écran. Comment, en effet, tirer un film accessible à tout spectateur d’un récit de 500 pages, au déroulement complexe et plein de péripéties, truffé de références savantes au Moyen Age et dont l’intrigue principale se fonde sur une question philosophico-théologique plutôt pointue : « Le rire est-il le propre de l’homme », selon l’expression rabelaisienne ?
Résultat : c’est un brillant palimpseste qui permet à Jean-Jacques Annaud d’utiliser tous les talents de Sean Connery nous rappelant autant James Bond que Sherlock Holmes, qui emprunte les dédales d’un superbe décor, qui met en place des atmosphères singulières et qui se déroule selon un scénario palpitant. Un magnifique « thriller médiéval », César du meilleur film étranger en 1987, qui répond à l’énigme du titre que nous tenterons de déchiffrer en présentant le film : que signifie « Le Nom de la Rose » ?
Pour aller plus loin :
Une présentation intéressante de la genèse du film :
Un point de vue critique qui redécouvre le film :
Et un régal pour les historiens – mais pas seulement – cette émission sur France Culture :