Rendez-vous les 17 et 18 juillet au foyer de Juzet de Luchon 18 HEURES !
MARIUS ET JEANNETTE
« Je fais des films sur des gens qui n’ont pas la parole, ou qui ne l’ont plus. Je veux leur donner une voix, même si c’est juste pour un instant. » (Robert Guédiguian)
L’histoire d’une belle rencontre, celle de Marius et de Jeannette se déroule dans un quartier de Marseille où les habitants, tous de condition modeste, ne se laissent jamais gagner par la résignation. Le film dépeint avec réalisme les tensions sociales, les espoirs et les désillusions de chacun, tout en mettant en lumière la beauté des liens humains qui se créent malgré tout.
Marius et Jeannette est une ode à l’humanité, à la résilience et à l’espoir. Il rappelle que partout les émotions et les rêves restent universels. Son réalisme et sa sensibilité en font un film intemporel, toujours pertinent aujourd’hui : si vous ne l’avez pas vu lors de sa sortie, profitez-en, il ne peut que vous réconforter.
Pour aller plus loin :
> Un résumé du scénario :
https://www.cinema-francais.fr/les_films/films_g/films_guediguian_robert/marius_et_jeannette.htm
> La bande annonce du film :
LE FABULEUX DESTIN D’AMELIE POULAIN
« Le bonheur, c’est de regarder les autres et de se sentir moins seul » : voilà ce que nous donne à ressentir Le fabuleux destin d’Amélie Poulain.
À sa sortie, il a été largement perçu comme un film optimiste, utopique et joyeux, salué pour son esthétique et son ton léger. Les critiques de l’époque le qualifiaient de « poétique » ou « feel good movie », avec un bouche-à-oreille extrêmement positif qui a contribué à son succès public universel.
Le film construit un univers avant d’être un récit : l’histoire d’Amélie ( son altruisme, sa quête amoureuse ) s’appuie sur l’imaginaire de Jeunet et une esthétique très originale. Son style, entre Méliès et Disney, crée une magie visuelle qui sert parfaitement son message, à savoir que le bonheur est une question de regard sur le monde.
En résumé : Une fable moderne sur l’empathie, l’émerveillement et la beauté cachée dans l’ordinaire, portée par une héroïne inoubliable et un univers visuel envoûtant. C’est un film qui fait du bien : on en sort plein d’enthousiasme et d’énergie positive.
Pour aller plus loin :
> « Un conte qui fait chaud au cœur » :
https://shs.cairn.info/revue-etudes-2001-6-page-825?lang=fr
LES LUMIÈRES DE LA VILLE
Voilà un très grand film, à la fois émouvant et réjouissant : un vrai bonheur !
Ici, tout comme dans La Ruée vers l’Or ou Les Temps Modernes, Chaplin n’oublie pas qu’un film est aussi une œuvre sociale, amenée à donner un point de vue profondément humaniste de l’artiste sur le monde. Il n’oublie jamais le poil à gratter entre deux rires. Car non content d’être une formidable locomotive comique, City Lights offre son lot de scènes pleines d’émotion vraie. C’est le style Chaplin, empreint de simplicité et d’humilité, tout entier au service du plan, des gags et des acteurs. Un des secrets qui rend ses films si universels, drôles et touchants. Évitant avec tact tout pathos ou misérabilisme édifiant, et ce malgré un scénario qui lui tendait justement mille pièges, Chaplin alterne comique pur et mélodrame à l’ancienne, et a le bon goût de désamorcer toute situation susceptible de sombrer dans la mièvrerie par un gag salvateur. L’un des plus beaux films de l’époque du cinéma muet.
Pour aller plus loin :
> Présentation du film et du travail de Chaplin :
https://www.cineclubdecaen.com/realisateur/chaplin/lumieresdelaville.htm
> Une approche du film clairement pédagogique :
LES DEMOISELLES DE ROCHEFORT
« Nous sommes deux sœurs jumelles nées sous le signe des Gémeaux, MI FA SOL LA MI RE, RE MI FA SOL SOL RE DO … » En fait, le « la » est donné dès ce début tonitruant du film et nous emmène dans une immense parade de couleurs et de sons.
On entre directement dans la vie de ces deux sœurs, embauchées en tant que chanteuses pendant un carnaval. L’une tombe amoureuse d’un musicien américain, tandis que l’autre cherche un compagnon idéal. Résultat : un chassé-croisé amoureux à multiples entrées, un tourbillon de personnages qui s’expriment à travers des chansons souvent joyeuses, parfois mélancoliques, et aussi nombre de chorégraphies époustouflantes. C’est un cocktail magistral de chansons entraînantes, de danses, de costumes colorés et improbables, de rues ensoleillées, de confettis, de serpentins, d’acrobates qui traversent la cadre. Le film se présente comme un ballet perpétuel, une ode à la joie et à la quête amoureuse.
Le « Musical » hollywoodien dans lequel Jacques Demy se glisse à sa façon – après Les parapluies de Cherbourg, Palme d’Or à Cannes en 1964 – est clairement ici art du rêve, genre cinématographique par excellence, qui ré-enchante l’image animée.
Pour aller plus loin :
> Jacques Demy et la comédie musicale :
https://atlangue.com/fr/chanson-francaise-comedie-musicale-jacques-demy-heritage
> Extraits des musiques du film ( Michel Legrand ) :